Le témoignage qui suit a été initialement publié sur le Site de l’Association des Anciens d’Alpine. Voici le témoignage de Claude GUY lors de sa visite du salon de Genève sur le stand Alpine.

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut assister au lancement d’une nouvelle Alpine de série, pour ne pas manquer cet évènement je me suis rendu en Suisse voir de près la « petite nouvelle » qui faisait sa première sortie mondiale au salon de Genève (comme en 1971 une certaine A310).

Le stand Alpine, jouxtant ceux de Renault et de Nissan, était petit mais attirait clairement les visiteurs, de très nombreux amateurs faisaient des photos sous tous les angles… A l’entrée du stand une « A110 première édition » de couleur bleue installée sur un podium muni d’un miroir, révélant le fond plat de son sous bassement, plus loin une autre voiture de couleur blanc nacré, ainsi qu’une caisse nue et un unit avant en aluminium (cette fois-ci pas de châssis poutre mais une caisse autoporteuse avec des berceaux). Contrairement aux habituelles pièces embouties des fabrications en grande série, on retrouvait l’approche caractéristique « petites séries » avec de nombreuses pièces du châssis réalisée en tôle pliée assemblées entre elles (à la recherche du bon équilibre entre investissement/prix de pièce et volume prévisionnel de production).

De nombreuses pièces fièrement siglées du « A fléché » sont visibles sur la voiture (intérieur des phares, jantes, étriers de freins, trappe de réservoir d’essence mais aussi… les aérateurs de planche de bord).

Un troisième exemplaire, de couleur noire, était installé dans une partie du stand réservée à la présentation détaillée du modèle aux VIP en ayant pré-réservée une. Après avoir attendu mon tour et montré patte blanche, j’ai pu y accéder.

Là une équipe de jeunes commerciaux motivés faisaient faire une visite statique de l’auto en évoquant avec fougue la « tradition Alpine » et détaillaient atouts et caractéristiques de « la nouvelle » :  en partant du coffre avant de 96 litres (de quoi mettre deux bagages cabine avion), des jantes et des disques de freins bi-matière (alu/fonte), des contre-portes en cuir piqué, coffre arrière de 100 litres « pour mettre les casques » (sic !), un passage évasif sur le coffre moteur (rapide rappel des  données du dossier de presse) suivi de l’installation dans le siège du conducteur. Contrairement à la Berlinette, il ne m’a pas fallu deux tentatives pour m’installer confortablement au volant. Le siège était réglé en hauteur médiane mais pour les grands gabarits comme moi (1,87 m ) on peut décaler le siège en position plus basse de 2 cm via des vis.

Le poste de conduite est agréable avec ses grandes palettes de commande de boite de vitesse robotisée sur la colonne de direction (j’ai cru reconnaitre les palettes de la Nissan GT-R), sur le volant un gros bouton orange en bas à droite permet de passer du mode normal au mode sport puis au mode piste avec à chaque fois un typage de la voiture différent (progressivité commande d’accélérateur, lois de passage de BV, réglage de l’ESP, présentation du tableau de bord, sonorité d’échappement…). Au tableau de bord un ultime bouton permet de déconnecter totalement les aides de stabilité électronique (ESP/ESC) … tout cela donne envie de tester le résultat sur le terrain.

En bref une présentation de la « première édition » réussie. La voiture et son design, à la fois actuel et évocateur de son illustre ancêtre, plait visiblement au public. Elle était au centre des conversations entendues dans les allées.

Vivement la suite !

 

Ce témoignage a été initialement publié sur le site RetroAlpine et partagé ici avec leurs accords.

l’article original est à retrouver ici !