Première épreuve du championnat WEC, le team Signatech-Alpine a marqué les esprits avec une magnifique pole position aux qualifications à Spa-Francorchamps. Pour sa 6ème année de participation en catégorie LMP2, Alpine renouvelle sa confiance avec Nicolas Lapierre et André Negrao et accueille Pierre Thiriet.

Une seule voiture sera engagée, l’A470 (avec son numéro 36) que nous connaissons bien qui assurera la continuité et permettra à l’écurie de jouer dans le top team pour cette nouvelle édition.

Alpine devra batailler face à sept écuries toutes extrêmement expérimentées et près de vingt pour l’épreuve des 24 Heures du Mans.

Cette année va peut-être marquer son retour à la victoire et Philipe Sinault n’en espère pas moins:

Gagner ! Je crois que l’on n’a pas le droit de dire autre chose quand on a un équipage de cette qualité-là, et puis au regard de la fin de saison dernière. On était sur une bonne dynamique, on a su recréer un très bel équipage, et je crois sincèrement que l’on a de quoi – si ce n’est gagner, car ça peut paraître prétentieux – jouer aux avant-postes. C’est en tout cas notre ambition.

Spa-Francorchamps, une pole position qui impressionne

Dans l’après-midi, le championnat du Monde d’Endurance a marqué son retour avec le célèbre circuit de Spa-Francorchamps. Pour rappel, le championnat est appelé Super Saison car elle se tiendra sur la période 2018 et 2019.

Ce jeudi se tenait la séance d’essais libres afin d’affiner les réglages déjà entamés durant le prologue au Castellet. A ce moment, Alpine n’était pas dans la meilleure position face à ses concurrents.

En effet, lors de la session libre, DragonSpeed menait durant les deux séances (EL1 et EL2) avec un temps de référence de 2’02″991 en EL2 avec à son volant Pastor Maldonado. Alpine se retrouve alors en 5ème position laissant derrière elle le Racing Team Nederland et TDS Racing.

Aujourd’hui, les choses sérieuses ont débuté avec les séances qualificatives au très exigeant tracé de Spa. Nous n’allons pas y passer par quatre chemins, le team Signatech-Alpine a cassé la baraque. Une session de qualifications qui fut très serrée avec seulement 24 millièmes d’écart avec G-Drive.

« Le travail a été fait », nous a déclaré Pierre Thiriet à l’issue de la qualification. « Nous sommes restés sereins et cela a payé. Tout le monde a eu les mêmes conditions de piste. Le niveau en FIA WEC était déjà élevé en 2017 et cette année, non seulement il est élevé mais il est aussi très serré. Je me régale dans l’équipe. On sait que la qualification ne sera pas la course mais c’est forcément positif de partir en pole. »

Un trio de pilote solide

Nicolas Lapierre. Il coche toutes les cases requises pour un pilote d’Endurance : rapide, économe en pneus et en carburant, fin metteur au point et doté d’un fort esprit d’équipe

André Negrão. Une des révélations de la saison 2017, alors qu’il découvrait l’Endurance. En plus de sa rage de vaincre, il apporte sa joie de vivre brésilienne au sein de l’équipe.

Pierre Thiriet. Un pilote solide, rapide et fiable, qui compte déjà sept saisons en Endurance et qui réalise le rêve de nombreux Français : porter les couleurs d’Alpine.

Cet équipage est constitué en tenant compte de la réglementation, qui impose au moins un pilote classifié « Silver » sur chaque voiture du LMP2

 

Le retour d’une championne: l’Alpine A470

La catégorie LMP2 a fait l’objet d’une profonde mutation en 2017, avec l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement technique et d’une génération de voitures nettement plus performantes que leurs devancières.

Homologué par la Fédération Internationale de l’Automobile, le châssis de l’Alpine A470 est propulsé par un V8 de 600 ch, fourni par Gibson Technology et identique pour tous les concurrents de la catégorie.

La monocoque et certains composants mécaniques – comme la boîte de vitesses – sont issus de l’Alpine A460 Championne du Monde en 2016. Le travail d’Oreca s’est notamment concentré sur l’intégration du nouveau groupe motopropulseur et sur l’aérodynamique. Obtenues à l’issue d’un long travail en CFD (mécanique des fluides numérique), les formes de l’A470 trahissent un raffinement jamais atteint sur les voitures de la catégorie LMP2.

Le gain de performance a été spectaculaire, de l’ordre de quatre secondes au tour sur le circuit de Shanghai et de dix secondes sur le Circuit des 24 Heures, avec une vitesse de pointe bondissant de 310 à 336 km/h.

Comme les saisons précédentes, l’Alpine A470 est chaussée de pneumatiques Dunlop.

Récapitulatif du championnat WEC 2018-2019

Les concurrents du FIA WEC sont répartis en quatre catégories :

  • les prototypes en LMP1 et LMP2
  • GT avec LMGTE Pro et LMGTE Am.

Les LMP2 (Le Mans Prototype 2) sont des voitures de course sans minimum de production nécessaire. D’une esthétique identique aux LMP1, les LMP2 sont dépourvues de système de propulsion hybride ou électrique. Les concurrents doivent utiliser un des quatre châssis homologués par la FIA.

Les moteurs utilisés en LMP2 sont identiques pour tous les concurrents. Il s’agit des V8 Gibson GK428. La gestion électronique, fournie par Cosworth, est également standardisée.

Les essais privés sont limités à 5 jours par voiture en LMP2. Les numéros de course des LMP2 sont blancs sur fond bleu.

Chaque équipage engagé en LMP2 doit inclure au moins un pilote Silver ou Bronze. La classification des pilotes est définie par la FIA en fonction de leurs résultats passés.

Chaque pilote dispose d’un permis affecté d’un capital de 12 points. En cas de pénalité sanctionnant le comportement en piste, le collège des commissaires peut ordonner un retrait de points. Un pilote dont le capital est épuisé est suspendu pour l’épreuve suivante.

Lors d’un arrêt au stand, les changements de pneus, le nettoyage des freins et de la carrosserie sont désormais autorisés pendant le ravitaillement en carburant.

L’usage des pneumatiques slicks est limité pour les courses de six heures : trois trains pour les essais libres et quatre pour les qualifications et la course. Le manufacturier de pneumatiques est libre.

Pour les épreuves de six heures, les essais qualificatifs se déroulent sur une séance de 20 minutes à laquelle doivent participer deux pilotes nominés, dont un « Silver ». Le temps retenu est la moyenne des tours les plus rapides des deux pilotes.

Les points sont attribués aux concurrents classés à l’arrivée d’une épreuve : 25, 18, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 2 et 1 points pour les dix premiers, puis 0,5 point pour les concurrents placés au-delà. Un point supplémentaire est attribué pour la pole position (meilleur tour absolu) dans chaque catégorie. Ce barème est affecté d’un coefficient 1,5 pour les 24 Heures du Mans.

Un pilote doit rouler pendant au moins 1h15 en course pour marquer des points. Le temps de conduitemaximal est fixé à 3h30 par pilote (pour les courses de six heures). Si la température ambiante est supérieure à 32°C, le temps maximum de conduite consécutif est limité à 80 minutes.

Le titre de Champion du Monde d’Endurance des pilotes de la FIA est réservé aux pilotes LMP1 et LMP2 (classement combiné des catégories LMP).

En fin de saison, les meilleurs pilotes et équipes LMP2 reçoivent des Trophées Endurance FIA.

Sources: Alpine, Endurance Info

suscipit dolor. ut porta. Curabitur ante. quis dapibus diam