Comme chaque année, la maison de ventes aux enchères  Artcurial organise une vente au Salon Rétromobile aux Portes de Versailles.

Pour cette édition, pas moins de 147 lots allant du « petit » budget avec une Citroën 5 HP Cabriolet de 1925 (entre 10000 et 15000€). En point d’orgue, ben que la valeur ne fasse pas que la qualité, une Alfa Romeo 8C 2900B Touring Berlinetta de 1939 estimée entre 16 et 22M €.

Du côté des Alpine, trois modèles sont en vente cette année. Deux A110 et une A310 V6. La première d’entre elle vaut déjà le déplacement, une ex-Thérier lors de la saison 73′ !

La vente Artcurial


1973 Alpine A 110 1800 Gp4 Usine

1973 Alpine A 110 1800 Gp4 Usine

Lot n°75

Prix estimé : 300 000 – 500 000 €

Carte grise française 
Châssis n°18290 

  • Voiture d’usine, gagnante avec J-L Thérier durant la saison 1973 
  • 1ère au Rallye du Portugal 1973, 2ème au Monte Carlo 1973 
  • Authenticité indiscutable, une des voitures d’usine les plus désirables 
  • Préparation parfaite par l’Ecurie Signatech 
  • Un chef d’œuvre de l’Automobile française de compétition 
  • Sans réserve 

La crème de la crème des berlinettes Alpine est constituée par les voitures d’usine. Parmi elles, les 1800 groupe 4 de 1973 sont les plus recherchées, et les quelques chassis qui ont gagné une épreuve sont les plus rares (7 victoires en 1973). C’est exactement le cas de la berlinette présentée ici. Cette berlinette 1800 ex-usine fait partie des 17 voitures engagées par Jean Rédélé et Jacques Cheinisse durant l’année 1973 pour le premier championnat du monde des Rallyes. Il fut remporté par la marque dieppoise qui renaît aujourd’hui de ses cendres. 
Ayant pour numéro de série 18290, elle commença sa carrière dès le début de la saison, avec le célèbre rallye de Monte Carlo qui inaugurait ce nouveau championnat, dans lequel elle termina seconde. Pour l’épreuve monégasque, le service compétition avait préparé cinq voitures neuves qui seront mises en circulation le 8 janvier, soit onze jours avant la course : 

  • 8691 HG 76, numéro de série 18290 (Ove Andersson/Jean Todt) 
  • 8692 HG 76, numéro de série 18291 (Bernard Darniche/Alain Mahé) 
  • 8693 HG 76, numéro de série 18270 (Jean Claude Andruet/Biche) 
  • 8694 HG 76, numéro de série 18292 (Jean Pierre Nicolas/Michel Vial) 
  • 8695 HG 76, numéro de série 18271 (Jean Luc Thérier/M. Callewaert) 

Le châssis N°18290 est donc attribué au vainqueur sur Alpine de l’édition 1971 du Monte Carlo, le suédois Ove Andersson qui est copiloté par l’actuel président de la FIA, Jean Todt. Ce pilote qui affectionnait particulièrement la berlinette, et qui la considèrera jusqu’à son décès accidentel comme sa voiture de course préférée, compte bien rééditer son exploit en 1973. 
Grace à la régularité de ses résultats, l’ancien casque bleu à Suez, se retrouve second à l’issue du parcours, à seulement 1mn44s d’un impérial Andruet. Il a pourtant eu quelques problèmes d’alimentation à Saint Jean en Royans/La cime du Mas, dans le Vercors. Tous les espoirs lui sont permis, même si Andruet apparaît dans une forme morale et physique parfaite. Dans le col de la Madone, première spéciale du parcours complémentaire, le suédois signe un temps scratch remarquable battant le record de l’épreuve. Il se rapproche du leader. Au second passage du col du Turini, alors qu’Andruet crève, il ne peut véritablement porter l’estocade car un mauvais choix de clous le retarde. Il prend tout de même la première place. Mais deuxième coup de théâtre, au Col de la Couillole, Andersson sort de la route et crève deux pneus. Il n’a plus que 10 secondes d’avance sur J.P.Nicolas. Le rallye va se jouer sur la dernière spéciale, au Col de la Madone. A la seconde près, le suédois réédite son temps du premier passage, mais il est battu par un Andruet en état de grâce qui signe un temps d’anthologie. Andersson et Todt finissent ce Monte Carlo à la deuxième place. 

Un mois et demi plus tard, la berlinette est engagée dans la troisième épreuve du championnat, le Rallye du Portugal appelé TAP du nom du sponsor de l’épreuve. C’est J-L Thérier qui va la conduire, assisté du journaliste Jacques Jaubert, décédé depuis et auteur d’un remarquable livre sur le grand pilote de Neufchâtel en Bray (Le temps des copains, 20 ans de Rallye). 18290 est renforcée au niveau du blindage avant et Thérier conserve son 1800 Mignotet de Monaco. Nicolas garde sa voiture du Rallye Monte carlo (18292) et Darniche partira sur l’ex voiture de Piot (18009). 
Le Rallye du Portugal est très bien organisé : 11 villes de regroupement sont réparties en Europe, et un parcours de concentration permet de rejoindre Coimbra. Le parcours commun est divisé en 4 étapes, pour une distance de 2800 km comportant 32 épreuves spéciales. Les principaux concurrents d’Alpine sont : le vainqueur de l’année passée, Warmbold, sur BMW 2002, les trois Fiat 124 spider de Paganelli, Pinto et Waldegaard, sans oublier les Citroën DS 23 du local Romaozinho et de l’autrichien Bochnicek. 
Si la tête est immédiatement prise par un Darniche des meilleurs jours, Thérier reste accroché à sa suite, ne lui concédant que 8′ au terme de la seconde étape. Il signe d’ailleurs un remarqué temps scratch à la fameuse bosse de Boa Viagem, immortalisée par des photos d’Alpine bondissantes qui ont fait le tour du monde. Pour la petite histoire, Thérier qui ne faisait guère de reconnaissances, avait utilisé les notes de Nicolas. Dans la troisième étape, avec quelques problèmes de frein et une panne de liaison radio, l’équipage de 18290 se fait distancer par un Darniche toujours aussi dominateur. Ils ont quasiment 2 minutes de retard sur le leader, et Warmbold se fait menaçant à la troisième place. Dans la spéciale de 32km de Notre Dame de Grâce, coup de théâtre avec les abandons de Darniche sur bris de boite et de Warmbold pour de multiples ennuis mécaniques. Thérier prend alors le commandement et va signer les meilleurs temps dans 5 des 8 dernières épreuves. A l’arrivée, un slalom a lieu hors classement sur le circuit d’Estoril : les tribunes noires de monde font une formidable ovation aux deux Alpine de Nicolas et de Thérier. Ce dernier, en ramenant un second trophée à Alpine dans ce championnat du monde naissant apporte 20 points de plus ce qui en donne 52 pour la marque française. 

18290 revient du Portugal par voie ferrée le 16 avril. Après révision, elle est vendue par le service compétition le 3 juillet à Jacques Marquet, un pilote de la capitale, équipée d’un 1600 préparé par Dudot. Le père du V10 multiple champion du monde de F1 a, comme beaucoup, fait ses premières armes sur les bolides dieppois ! Il fut aussi l’initiateur des moteurs turbocompressés chez Renault et l’on se souvient de la formidable victoire d’une berlinette turbo au Critérium des Cévennes 1972. Marquet fait partie de l’écurie Procor (avec un certain Thierry Sabine). Il engage sa voiture tout d’abord au Tour de France Auto puis dans des rallyes nationaux ou internationaux pendant les saisons 1974/75/76. Le Monte Carlo sera dans son programme en 1976, mais cela se solde cette fois ci par un abandon. 
La trace de la voiture s’estompe alors pendant une quinzaine d’années… Ce pilote connait un divorce complexe et la berlinette est au nom de son épouse. 18290 est retrouvé à la fin des années 1980 et passe dans les années 1990 entre plusieurs mains de collectionneurs biens connus, la carte grise est perdue mais les plaques d’identification d’origine sont demeurées sur la voiture. Elle est alors restaurée par les frères Ollier à Carqueiranne, dans le Var, grand spécialiste de la restauration des Alpine, pour le compte de Marc Alexander, qui la vend alors au Japon. Elle y reste plusieurs années avant qu’Erik Comas, l’ancien pilote de F1 qui a créé une écurie de berlinettes à Romans dans la Drôme, la retrouve, strictement dans le même état que lorsqu’elle appartenait à Marc Alexander. Un beau jour et malgré un décalage horaire de 8 heures, après avoir monté la voiture sur un pont, il nous appelle afin de confirmer de visu l’authenticité de la voiture. Les éléments retrouvés sur l’auto permettant de confirmer qu’il s’agit de la voiture d’Andersson et de Thérier, Erik Comas qui parle couramment le japonais, en fait l’acquisition et la ramène en France au début des années 2000. La découverte du  » numéro secret  » gravé sur le châssis que nous retrouvons dans les ateliers Comas confirme à 100% l’origine de cette berlinette. Elle est alors remise en route, immatriculée et restaurée dans une optique de rallyes de régularités, ce qu’elle effectue dans le team Comas. 

18290 est acquise en 2004 par Gilles Gibier, un amateur de compétitions historiques qui l’engage dans plusieurs épreuves de VHC ou de régularité. Voulant préserver au maximum les éléments authentiques de la voiture, il décide de construire une deuxiéme voiture grâce à une caisse neuve provenant du spécialiste bien connu Périgord Moulages. Cette voiture sera celle qui apparaitra désormais dans les épreuves VHC comme aux Remparts d’ Angoulême en 2009. L’ancienne caisse et le châssis d’origine de 18290, restent inutilisés et stockés précieusement. A partir de 2011, Gilles Gibier décide de refaire 18290 avec le châssis d’origine et en utilisant une nouvelle caisse neuve du spécialiste réputé Périgord Moulages afin de préserver la caisse d’origine d’un éventuel accrochage. La caisse authentique précieusement conservée sera, bien sûr, fournie à l’acheteur de cette glorieuse berlinette… 18290 est entièrement restaurée autour de cette caisse neuve sur le châssis d’origine pour être aussi homologuée par la FIA en Véhicules Historiques de Compétition, avec des modifications importantes concernant l’arceau, le refroidissement etc… par rapport à l’origine  » compétition  » de 1973. 

Cette 1800 groupe 4 sera cédée en 2016 à son actuel propriétaire français, Didier CALMELS, co-fondateur de l’écurie de Formule 1 LARROUSSE-CALMELS et associé chez SIGNATECH où la voiture sera préparée et entretenue. Il faut rappeler que cette société bien connue possède l’exclusivité depuis 2012 de l’engagement en compétition de la marque Alpine pour le renouveau de celle-ci : FIA WE, Europa Cup, A110 GT4, 24 heures du Mans… avec les résultats incroyables que l’on connait. 

Les améliorations effectuées par le team SIGNATECH seront les suivantes : 
Montage d’une boite SADEV type 364 Monte Carlo neuve d’une valeur de 15000 euros 
Montage de sièges et harnais homologués FIA 
Réfection du faisceau électrique et des trains roulants 
Montage d’un tripmaster TERRATRIP 2 

Ainsi équipée, elle sera engagée avec succès dans plusieurs épreuves historiques, dont deux  » Tour Auto  » et  » Tour de Corse  » en 2017 et 2018, mais aussi à la Giraglia, et aux rallyes du Mont Blanc, à la Côte Fleurie et la Montagne Noire. Ces dix engagements ne connaîtront qu’un seul abandon à la Côte Fleurie, preuve de la qualité de la préparation de la voiture. 

Avec 18290 seront fournies les éléments et pièces suivants : 
caisse d’origine de 1973 de cette ex usine 
boite 364 Monte Carlo d’époque (grosse boite à pignonnerie renforcée spéciale usine) 
radiateur d’origine et son support (pièces remplacées par un gros radiateur pour le VHC) et diverses pièces 
un jeu de jantes supplémentaires GOTTI 073R 

Les cinq voitures engagées par l’usine au Monte Carlo 1973 subsistent encore. Seules 18292 (propriété de l’auteur) et 18271 sont encore montées avec leur châssis et leurs caisses d’origine. 18290 et 18291 sont montées avec une caisse neuve de Périgord Moulages sur le chassis d’origine, et dans les deux cas, les caisses d’origine ont été préservées et conservées avec les voitures. 18270 (la voiture d’Andruet, vainqueur) a une histoire particulière car il y a eu un  » doublon  » : elle a été vendue à un pilote grec à l’issue du Rallye Acropole 1973 et elle existe toujours dans ce pays avec une carte grise locale mais une autre voiture existe en France avec le même numéro de série. 

L’occasion est ici unique d’acheter la plus emblématique voiture sportive française après la Bugatti 35 : une Alpine A110 en version 1800 usine, qui a gagné une épreuve du premier championnat du monde et a participé à la course la plus prestigieuse de ce championnat, le Rallye Monte Carlo, remportant la seconde place sur le podium. Sur les cinq berlinettes de l’usine engagées dans cette course, c’est la seule qui sera en vente avant de nombreuses années, voire des décennies, les autres propriétaires étant de fervents passionnés et très attachés à leur ex-usine. Le rallye du Portugal a été en outre remporté avec un des pilotes les plus doués de sa génération, Jean-Luc Thérier, qui aurait été auréolé du titre de champion du monde conducteur s’il avait existé en 1973 ! Cerise sur le gâteau, le trophée gagné par Jean-Luc Thérier au Portugal sera offert avec cette 1800 groupe 4 ! 

Gilles Vallerian 

18290 : Etat des participations 

Dates Epreuves N° Equipages Résultats 

19-26/01/1973 Rallye de Monte Carlo N°15 Andersson/Todt 2eme 
13-18/03/1973 Rallye du Portugal N°5 Thérier/Jaubert 1er 
14-22/9/1973 Tour de France Auto N°95 Marquet/Paoletti Abandon 
31/3/1974 Ronde de Touraine Marquet 8eme groupe 
27-28/4/1974 Ronde des Vosges Marquet 15eme 
5-6/04/1975 Critérium de Touraine N°3 Marquet/Ségolen 20eme 
3-4/05/1975 Ronde de l’Armor N°8 Marquet/Gadal 3eme 
24-25/05/1975 Rallye du Mont Blanc Marquet/Gadal 10eme 
7-8/06/1975 Ronde Cévenole N°54 Marquet/Ségolen Abandon 
22-23/11/1975 Critérium des Cévennes Marquet Abandon 
14-17/01/1976 Rallye de Monte Carlo N°40 Marquet Abandon 
9/05/1976 Ronde Limousine Marquet 14eme



1974 Alpine A110 1600 SC

1974 Alpine A110 Berlinette 1600 SC

Lot n°74

Prix estimé : 70 000 – 100 000 €

Carte grise française 
Châssis A1101600VD20211 

  • Etat d’origine exceptionnel 
  • Même propriétaire connaisseur depuis 33 ans 
  • Toujours entretenue méticuleusement 
  • Sans réserve 

La 1600 SC sort en 1973 avec le train arrière de l’A310 à double triangle superposé et deux amortisseurs au lieu de quatre. Les jantes sont désormais fixées par 4 boulons et les poignées de porte remplacées par de simples boutons à poussoir. Son comportement gagne donc en stabilité et en rectitude. Enfin un panneau arrière démontable de l’intérieur facilite l’accès à la mécanique. Le moteur de la Renault 12 Gordini de 1605 cm3 développant 127 ch Din accouplé à une boîte à 5 rapports propulse la Berlinette à 215 km/h chrono. Seulement 481 exemplaires furent produits entre 1973 et 1975. La production de cette mythique automobile cessera en 1977 avec la SX. 

La voiture présentée, vendue neuve chez Rédélé, se trouve dans un état d’origine exceptionnel, la peinture est d’origine mis à part le bas du panneau de porte droit. La sellerie, en excellent état, est aussi d’origine et présente une légère patine. Le tableau de bord n’a pas été modifié, elle est équipée de ses rares pare-soleil en Rhodoïd orange et d’essuie glaces  » Caravelle « . Le vitrage et ses joints ornés de ses joncs d’origine sont en parfait état et les ouvrants sont bien ajustés. Il est rare de trouver un exemplaire ayant toujours ses carters en fibre de verre sous le moteur et sous le nez à l’avant. Les portes ferment bien et le frein à main est efficace, ce qui est rare sur les Berlinettes.

Elle est chaussée de pneus Michelin XAS FF, la pression d’huile au ralenti à chaud marque 4 kg, les vitesses passent admirablement grâce à sa commande d’embrayage hydraulique et le moteur ronronne sans bruit ni fumée. Seul le filtre à air a été remplacé par des cornets, une facture nous apprend que le moteur et la boîte ont été refaits par le propriétaire précédent, un cadre de chez Renault chargé du développement des boîtes de vitesses. Elle est vendue avec son certificat de garantie d’usine d’époque, de ses manuels et d’un dossier de factures depuis l’origine. Il est extrêmement rare de trouver un exemplaire intact, non modifié ni repeint. 

1980 Alpine A310 V6

Lot n°73

Prix estimé : 25 000 – 30 000 €

Carte grise française 
Châssis n°VFA2700VA00047475 
Moteur n° 112730 40165 

  • Moins de 50 000 km au compteur 
  • Très bel état général 
  • Marque mythique récemment relancée 
  • Sans réserve 

Achetée il y a une dizaine d’années en Italie où elle fut livrée neuve, cette A310 a alors rejoint la collection d’un amateur exigeant et très sérieux pilote. Il s’agit d’une version équipée du 6 cylindres en V développant 150 cv et accouplé à une boite de vitesses à 5 rapports. Son compteur qui ne totalise que 49 000 km explique certainement le bon état de conservation de la voiture. Les sièges gris rayés de rouge et l’habitacle réputés fragiles sont d’ailleurs ici particulièrement bien conservés même si on notera que les mousses ont tendances à légèrement se désagréger. La moquette grise est elle aussi en bon état. Repeinte, sa robe rouge est d’une belle brillance et homogénéité, elle sied très bien à sa ligne. Côté mécanique, de nombreux éléments ont été revus. Le radiateur, les bougies, la batterie, la tête d’allumeur, les bobines et la pompe de lave-glace ont notamment été remplacés. Les moteur et boite de vitesses ont été vidangés et les trains et culbuteurs réglés. Son V6 de 2.7 L de cylindrée offre d’ailleurs une jolie sonorité. Elle dispose enfin encore de son autoradio d’origine. La marque dieppoise plus que jamais vivante aujourd’hui, propose des voitures attachantes offrant d’uniques sensations. En très bel état général, notre exemplaire garantit un rapport prix/plaisir des plus compétitifs. 

Détails de la vente

Vente : 3888
Lieu : Salon Rétromobile Hall 2.1 Paris Expo – Porte de Versailles 75015 Paris
Date : 08 févr. 2019 14:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain