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Le sujet revient sur la table aujourd’hui. Alpine entame sa transformation en tant que constructeur à part entière. En tout logique, pour la saison 2018, la marque Dieppoise ne peut maintenir son engagement en LM P2 pour l’année prochaine. Arrive alors une course contre la montre pour l’écurie qui doit acter rapidement son avenir dans le monde de l’endurance.

Il y quelques semaines, Bernard Ollivier, actuel Directeur Général Adjoint d’Alpine Cars, a laissé entendre l’arrivée d’une formule monotype Européenne nommée sobrement A110 CUP.

Nous savons d’ores et déjà que le développement sera assuré par le partenaire de toujours, Signatech basé à Bourges. En ce début du mois de septembre, Bernard Ollivier s’est confié aux équipes d’Endurance Info concernant les orientations d’Alpine Racing. Tout d’abord rien n’est acté comme le précise Bernard Ollivier:

« On doit se positionner rapidement sur le futur »

« Nous dévoilerons plus d’informations à l’automne prochain. C’est important pour nous d’avoir une vraie coupe européenne et non française. Plusieurs solutions sont à l’étude. »

Alors que le succès bat son plein pour Signatech-Alpine avec un joli podium pour les 6 Heures de Mexico, la Team Française fait face à un remaniement profond du WEC en 2018 suite au départ de l’écurie Porsche en LM P1 laissant Toyota seul dans sa catégorie. Ainsi, une nouvelle stratégie globale au sein de l’ACO a été appliquée sur différents points du championnat. Les annonces faites par le FIA WEC obligent forcément à la réflexion dans le camp français.

Modifications du règlement technique et sportif LMP1 à partir de 2018-2019

  • A partir de 2018-2019 et par la suite, il n’y aura plus en LMP1 qu’une seule catégorie (et par conséquent un seul classement général).
  • Afin de rendre possible l’accès à cette catégorie à partir de la saison 2018-2019, le niveau de performance des prototypes actuels non-hybrides, géré par l’équivalence technologique, sera aligné sur l’actuelle règlementation LMP1 hybride.
  • Chaque concurrent engagé en LMP1 disposera du même potentiel, indépendamment du type de moteur utilisé. Mais un léger avantage restera en faveur des propulseurs hybrides en termes d’autonomie, grâce à leur moindre consommation de carburant.
  • Aucun changement ne sera effectué sur l’actuelle règlementation châssis (seuls les châssis LMP1 sont éligibles) mais, afin de faciliter l’accès à la catégorie LMP1, un choix élargi et moteurs sera proposés. En fonction des critères sélectionnés, une Equivalence de Technologie sera mise en place entre les moteurs turbocompressés et atmosphériques (comme ce fut le cas par le passé entre les moteurs essence et diesel).

Calendrier WEC 2018 – 2019

A l’avenir, il y aura donc une saison 2018-2019, une saison 2019-2020, et ainsi de suite. Chaque saison sera donc à cheval sur deux années civiles… et chaque année, les 24 Heures du Mans clôtureront le Championnat du Monde.

  • 5 & 6 avril: Prologue Circuit Paul Ricard 
  • 4 & 5 mai: WEC 6 Heures de Spa-Francorchamps 
  • 16 & 17 juin: 24 Heures du Mans
  • 13 & 14 octobre: 6 Heures de Fuji 
  • 3 & 4 novembre: 6 Heures de Shanghai 
  • Février 2019: non défini
  • 15 & 16 mars 2019: 12 Heures de Sebring 
  • 3 & 4 mai 2019: WEC 6 Heures de Spa-Francorchamps
  • 15 & 16 juin 2019: 24 Heures du Mans

Ce calendrier provisoire (sous réserve de l’approbation du Conseil Mondial de la FIA) 2018-2019 verra se disputer quatre courses en 2018 et quatre autres en 2019, dans le cadre d’une « super saison » de 18 mois – pour un budget identique à 2017. Selon l’ACO, une équipe engagée en catégorie LMP2 disputera le WEC avec un budget identique à 2016, c’est-à-dire de 20 % moins élevé que les chiffres actuels.

« Il faut réfléchir » s’est confié Bernard Ollivier.

« Nous devons prendre le temps de bien étudier les annonces avant de prendre une décision. On dit depuis longtemps que le LM P2 n’est pas suffisamment valorisé et sur ce sujet, nous n’avons pas entendu grand-chose. Des mesures ont été prises pour diminuer les budgets de 20%. Il faut voir si ce sera bien le cas. Nous avions suggéré le principe de base du DPi mais nous n’avons pas été entendus. »

« Le calendrier montre des choses intéressantes et selon moi quelques questions sans réponses » précise Bernard Ollivier. « Les équipes privées vont devoir réfléchir à ce qu’elles font de leur personnel de juin à octobre. Il faut que l’on mette tout ça à plat. Alpine a aussi d’autres enjeux en parallèle. On doit se positionner rapidement sur le futur. Avoir une seule catégorie LM P1 doit permettre à tout le monde d’avoir une chance de gagner. »

Enfin, Bernard Ollivier revient sur la victoire de Signatech-Alpine au Mexique:

« Je veux d’abord saluer la performance d’André et Nicolas en qualifications : cette première pole position met en évidence notre compétitivité. Dans ce contexte, nous espérions le meilleur pour la course. Nous terminons deuxièmes en sachant pourquoi nous n’avons pas gagné : nous avons perdu du temps en début de course avec une stratégie moins agressive que celle des futurs vainqueurs, puis en ayant des difficultés à dépasser sur ce circuit sinueux. Pour compenser cela, les pilotes et les mécaniciens ont fait preuve de beaucoup de volonté pour gagner des secondes sur la piste et dans les stands. Nous pouvons être satisfaits d’enregistrer notre meilleur résultat de la saison. C’est encourageant pour les prochaines épreuves. »

Actuellement, Alpine cherche encore la meilleur pour poursuivre son engagement en compétition. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant si les nouvelles venaient à s’accélérer…

Source: Interview Endurance Info