En 2009, Vincent Capillaire était le moniteur de Paul-Loup Chatin, candidat au volant ACO. Aux 24 Heures du Mans 2015, les voici coéquipiers chez Signatech Alpine.

Paul-Loup Chatin et Vincent Capillaire ont également en commun d’avoir terminé en 2014 leurs premières 24 Heures du Mans dans le top 5 de la catégorie LM P2, avec la troisième marche du podium pour le premier (déjà chez Signatech Alpine) et la quatrième place pour le second (chez Sébastien Loeb Racing). Et la belle saison European Le Mans Series de Vincent Capillaire (une victoire) n’a pas échappé à l’oeil de Philippe Sinault, le patron de Signatech Alpine, qui lui a proposé de rejoindre Nelson Panciatici et Paul-Loup Chatin.

Quels souvenirs gardez-vous l’un de l’autre de l’époque du volant ACO 2009 ?

Vincent Capillaire : « En 2009, j’ai vu arriver un jeune garçon en provenance du karting qui voulait faire ses gammes en monoplace, et se lancer dans le défi de décrocher le volant ACO. J’ai le souvenir d’un jeune homme très appliqué et très impliqué, dans un bon niveau d’apprentissage et de performance. C’était un bon souvenir, le jeune Paul-Loup a bien évolué. »

Paul-Loup Chatin : « Vincent est très gentil, je n’ai pas grand-chose à ajouter (sourire). En tout cas, c’était une belle chance de partager ce roulage avec quelqu’un comme Vincent et les autres moniteurs qui nous apportaient toute leur expérience et tout leur savoir pour nous aider à avancer progressivement, sans brûler les étapes. »

(A Vincent Capillaire) Vous débutez dans le Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. C’est au tour du moniteur de prendre des cours, en quelque sorte…

Vincent Capillaire : « Tout à fait. J’étais sportivement inactif il y a trois ans et je suis revenu dans la course il y a deux ans et demi. En tout cas, se retrouver au niveau mondial pour porter haut les couleurs d’Alpine, c’est une très belle opportunité. »

(A Paul-Loup Chatin) Pensiez-vous déjà aux 24 Heures du Mans lorsque vous avez tenté le volant ACO en 2009 ?

Paul-Loup Chatin : « Non, pas du tout. Je suis arrivé au volant ACO avant tout pour le plaisir, sans jamais m’être assis dans une voiture de course. Je voulais simplement essayer, voir ce que ça donnait. »

Vincent Capillaire : « Par contre, quand on est moniteur ACO, on pense forcément aux 24 Heures du Mans, car on vit très près de la course. C’est un objectif professionnel, un objectif sportif et le rêve d’une vie. Le Mans reste un graal que nous sommes tous heureux d’atteindre. »

L’an passé, vous n’étiez pas encore coéquipiers, mais vous débutiez tous les deux aux 24 Heures du Mans…

Vincent Capillaire : « Ce fut une semaine extrêmement intense dans une vie, avec la découverte d’un circuit hors norme, non permanent et avec de très grandes vitesses, ainsi que des virages très typés et atypiques. J’ai en outre eu la chance de défendre les couleurs de Sébastien Loeb Racing, une équipe qui découvrait les 24 Heures. »

Paul-Loup Chatin : « Vincent a très bien résumé la chose. Je dirais même qu’il s’agit non pas d’une, mais de deux semaines très intenses, puisque tout commence à la Journée Test. En tout cas, c’est circuit fabuleux, avec des virages à très hautes vitesses qui demandent beaucoup de qualités. Il faut savoir aller vite mais aussi rester sur la piste, faire attention car il y a beaucoup de voitures autour de nous. C’est une expérience avec Signatech Alpine, une équipe exceptionnelle car nous étions en lutte pour la victoire. »

En 2014, le prestige de noms comme Sébastien Loeb ou Alpine, dont vous défendiez les couleurs, ajoutait-il de la pression supplémentaire ?

Vincent Capillaire : « Forcément, l’impact est énorme, ce sont deux noms qui résonnent très fort dans le coeur du public français et même au-delà. »

Paul-Loup Chatin : « D’un côté Sébastien Loeb, l’un des plus grands sportifs français. De l’autre Alpine, une marque qui fait rêver – et pas seulement les Français – depuis très longtemps. Il faut aussi avoir beaucoup de respect pour les très grands pilotes qui ont porté les couleurs d’Alpine. Nous avons plus de poids sur les épaules, mais ça nous oblige aussi à nous surpasser pour faire briller cette marque en piste, d’autant plus que nous jouons un très grand rôle dans son renouveau… C’est de l’adrénaline en plus. »

Jean-Philippe Doret /ACO

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