Pour la première année, Alpine Planet était convié au Mondial de l’Automobile pour l’édition 2016. Le jeudi 29 septembre, il s’agissait de la journée presse de Renault (et d’autres constructeurs) avec la présence de l’équipe d’Alpine Cars.

Ainsi, durant cette journée, nous avons eu la chance de passer près d’une heure avec Michael van Der Sande (Directeur Général d’Alpine), Bernard Ollivier (Directeur Général Adjoint) et Antony Villain (Directeur Design Alpine).

Après 30 min de conférence de Presse Renault assurée par Carlos Ghosn, nous avons pu interviewer en premier lieu MVDS.

[Alpine Planet] Deux prototypes d’Alpine ont été surpris en l’Espagne, est-ce que le projet sera à l’heure pour fin 2016 ?

[Michael van der Sande] La voiture n’est pas en retard, l’Alpine sera présentée en tout début d’année prochaine mais c’est pour une raison de calendrier car il y a un événement important qui est prévu par Renault en décembre. C’est un léger retard mais cela ne vient pas d’un problème dans le développement de la voiture de série.

[AP] Renault vient de présenter un Concept Car électrique nommé « TreZor », est-ce que Alpine est incompatible avec l’électrique ?

[MVDS] Alpine est bien sur compatible avec l’électrique, par contre ce ne sera pas pour tout de suite. L’Alpine de série arrivera avec une moteur 4 cylindres turbo en mode propulsion pour produire une voiture dans l’esprit de l’A110 très efficace d’un point de vue performances pures mais également d’un point de vue performances C02. Et aujourd’hui nous ne pouvons pas encore faire une voiture électrique suffisamment légère pour respecter ce que nous nous étions fixé dès le départ.

[AP] Vous avez rejoint récemment Alpine, vous venez de marques prestigieuses : Bentley et Aston Martin, etc… Alpine a plutôt une philosophie spartiate, comment avez vous conjugué l’embourgeoisement de l’A120 tout en respectant cet esprit du « Less is More* »?

[MVDS] Notre philosophie est qu’il est possible de combiner la légèreté et l’agilité de la voiture avec une finition « inédite » et c’est cela que nous avons voulu démontrer à travers l’Alpine Vision avec une finition et des matériaux de très hautes qualités. Je pense que l’opportunité pour Alpine c’est de mêler les deux. La future voiture sera « joyful » comme vous pourrez bientôt le voir mais pour justifier l’investissement et la pérennité de la marque, nous sommes obligés de proposer une voiture très performante avec une finition élevé.

[AP] La presse semble vouloir désigner Alfa Roméo 4C ou la Porsche 718 comme des concurrentes directes. Cela a-t-il été pris en compte dans la mise au point de la nouvelle Alpine ?

[MVDS] Nous somme bien entendu à l’écoute de la concurrence sur le domaine de la performance et de la finition. Mais nous avons décidé de proposer avec la future Alpine une voiture très agile, mais également très facile à conduire au jour le jour, ce ne sera pas une voiture extrême exclusivement dédiée à l’usage sur circuit. Et nous avons hâte de vous faire essayer notre vision de l’Alpine du XXIème siècle pour que vous ressentiez tout ce qui a été fait pour respecter l’héritage de la marque. Je peux déjà vous dire que notre voiture sera la plus confortable de sa catégorie.

[AP] Les espoirs de voir Alpine en LMP1 ont été récemment « douché », le GT4 a été évoqué… Quelles sont les pistes envisagées ?

[MVDS] Pour Renault marque mondiale généraliste, cela a du sens d’être en Formule 1 en tant que constructeur historique et surtout cela apporte beaucoup de notoriété. Alpine de son côté a une histoire très riche dans de nombreuses catégories sportives notamment en endurance avec actuellement un engagement en WEC. Nous sommes très satisfait de l’engagement d’alpine en LMP2 avec l’équipe Signatech. Nous enchaînons les victoires et c’est une bonne chose pour une marque en plein renaissance. Le LMP1 est une solution envisagée très séduisante mais, nous ne sommes pas convaincue que pour un constructeur de la taille d’alpine ce soit une bonne chose d’aller en LMP1. L’investissement équivaut à celui d’une saison de formule 1. L’enjeu d’Alpine, c’est vraiment de faire renaître la passion, nous voulons d’abord de bons engagements sportifs avec de bons pilotes qui représentent la marque. Nous serons en LMP2 en 2017 et nous verrons ensuite en fonction de l’avenir de la future berlinette.

[AP] Alpine doit constituer une gamme. Nous entendons parler d’un SUV, d’une version cabriolet. Avec le travail effectué sur la RS01, peut-on envisager une GT Alpine ?

[MVDS] C’est tout à fait techniquement possible de faire une GT, mais pour le moment nous souhaitons nous concentrer sur une petite berlinette car c’est là que réside la force de frappe d’Alpine aujourd’hui. Notre savoir faire, c’est des voitures très légères, très agiles avec de petits moteurs puissants avec d’excellentes performances au niveau des concurrents plus puissants. Donc oui, nous saurions faire une puissante GT mais ce n’est pas notre focus aujourd’hui.

[AP] Existera t’il des véhicules Renault badgés Alpine à l’image des finition Gordini ?

[MVDS] Non, dès le départ les deux marques seront bien distinctes, cela sera vraiment une vrai sportive française comme la France ne l’a pas vue depuis longtemps. Renault a suffisamment de de marques dédiés et d’engagements à travers la Formule 1, Renault Sport et la Formule E, Il n’y aura pas de mélange entre les marques.

[AP] Le prix de la berlinette est annoncé entre 45K€ et 55K€, ces prix sont-ils toujours d’actualité ?

[MVDS] Il y a beaucoup de rumeurs mais je vais redire ce que Carlos Ghosn a deja dit, cela sera entre une Mégane 3 rs trophy R et une Alpine de collection.

 

Merci beaucoup Monsieur van der Sande pour toutes ces réponses.

 

A venir les interview de Bernard Ollivier et d’Antony Villain.

 

Nous tenions à remercier tout l’équipe Renault (Maxime Cannesson en particulier) et l’équipe Alpine Cars pour leur disponibilité.

 

*La simplicité préférable à la complexité

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